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 La chispa de la vida. [suite]

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Aliel Oxford

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MessageSujet: La chispa de la vida. [suite]   Jeu 13 Juin - 17:30

La chispa de la vida.

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Ta main se serra à la mienne un instant. Mes doigts frais se collèrent à ta peau un peu moite, surtout chaude. Tu avais des doigts fins, qui rentraient à peine dans ma petite main. C’était notre premier contact. Bêtement, je continuais de sourire, en te regardant. Tu étais ma rasé, mais c’était pas laid. Encore une fois, je ne pouvais m’empêcher de croire que tu étais un artiste trop modeste. Un talent à faire éclore sur internet. Ta main s’échappa. Je ne sentis pas de force, pas de puissance que tu voulais m’imposer. Rien qu’une poignée de main douce et gentille. Tu devais être so nice, Hitoshi.

 
J’ai répété ton prénom, comme pour m’en souvenir, avant de passer ma main, celle que tu avais serrée. Saitô Hitoshi. Japonais, donc. Peut-être que tu dessinais des mangas, ceux que mes amis anglais allaient lire sur internet. Moi, je n’en lisais pas. Mais toute nouveauté était bonne à découvrir. J’ai plissé mes yeux, à ta question, et je suis repartie. Inutile de s’attarder au milieu de la rue, j’avais soif.
 
« J’ai 19 ans. Mais on me donne toujours moins. »
 
Je voulais pas tergiverser sur mon âge.  D’ailleurs, en marchant à vive allure, on arrivait déjà au pub. Mon pub. Il était plutôt accueillant, mais peu de monde osait pousser la porte. Ca sentait la bière et la mauvaise friture, comme chez moi. Je t’ai invité à entrer, j’ai choisi la table, ma table, et j’ai laissé tomber mon sac lourdement, avant de retirer mes lunettes un instant. J’étais bien, assise. J’ai frotté le haut de mon nez, avant de te sourire.
 
« Désolée, le film m’a assommée. J’étais un peu déçue, je m’attendais à mieux. Pas toi ? »
 
Pourquoi je m’intéressais à toi ? Tu parlais peu, tu avais l’air aussi extraverti qu’une huître, et  vif comme une limace au réveil. Mais je sais pas, je me sentais à l’aise avec toi. Sûrement parce que tu n’étais pas comme tous les gens que j’avais pu rencontrer en Angleterre. Et que tu étais une des premières personnes à bien vouloir m’approcher ici. Je t’ai tendu la carte, te faisant un signe de tête qui voulait tout dire. Tu prenais ce que tu voulais, moi, je savais déjà. Leur blonde pression n’égalait en rien les bières qu’on trouvait ailleurs. Le silence s’installa. Et moi, je tapais nerveusement mes ongles contre ma cuisse, raclant parfois ma gorge. Gênée, j’ai fini par oser te demander :
 

« Et… Tu habites ici ou… Tu es juste de passage ? »

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Hitoshi Saitô

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Jeu 13 Juin - 20:12

Je la vis plisser des yeux, en entendant ma question, puis se remettre à marcher. J'ai sûrement été trop indiscret. On ne pose pas cette question aux fil...

« J’ai 19 ans. Mais on me donne toujours moins. »

En effet. Sa bouille de jeunette de 16 ans contrastait cependant avec ses airs confiants et distingués d'une jeune fille plus âgée, qui se sent devenir femme. Elle avait donc deux ans de plus que moi. Et sûrement beaucoup plus d'expérience dans la vie que moi, qui ne sortait dehors que par grande nécessité. Nous arrivions enfin devant un pub, dont elle poussa la grande porte en bois massif. Ça sentait la bière, ça parlait fort, et ça regardait un match de rugby en chantant parfois quelques slogans. Je vis Aliel s'installer à une table, comme si elle se sentait chez elle, rentrait dans sa chambre et se jetait sur son lit. Je m'assis en face d'elle, tremblant, dans ce nouveau monte qui n'était pas le mien. Elle frotta son nez, de fatigue, et sourit. Mon cœur s'emballa. Essaye de rester calme Hito.

« Désolée, le film m’a assommée. J’étais un peu déçue, je m’attendais à mieux. Pas toi ? »

Je m’efforçai de répondre, d'un air le plus naturel possible.

- Si. Je... Je n'ai pas aimé ce film...

Méfiant, je la regardais en plissant légèrement les yeux. Elle semblait un peu perdue dans ses pensées, jusqu'à ce qu'elle me tende la carte des boissons. Rapidement, je me cachai derrière la grande carte, et ressentis ce moment, comme un instant de répit. J'étais à l'abris de son regard, de son jugement. Je dégluti et soupirai. Je n'aimais pas ce genre d'endroit bruyant et pleins de monde. Mais j'allais faire un effort, pour elle. Comme pour briser le silence, elle demanda, d'une voix fluette :

« Et… Tu habites ici ou… Tu es juste de passage ? »

Toujours caché derrière ma carte, faisant mine d'hésiter quand à mon choix de boisson, je me laissais un instant de plus pour décompresser, ignorant sa question pendant quelques secondes. Devais-je lui dire la vérité ? Bon. Je vais lui dire que je suis Japonais, et que je viens en France parce que... Non. Elle ne devait pas connaître mon passé. Inutile de lui faire part de ma triste vie de victime et de solitaire mal-aimé. Soudain, prêt à répondre, je relevai la tête, et posa la carte sur la table. Mes mains tremblaient légèrement sur le carton, et j'essayai discrètement de les contrôler. Ne pouvant rien y faire, je me mis à tapoter légèrement sur la table, pour prouver que leur agitation était (faussement) volontaire.

- Moi, je vi...

Ma voix dérailla, sous l'effet de la gêne, mais aussi de mon état d'adolescent en fin de puberté. Encore plus gêné, je rougi instantanément. Je me raclai la gorge, et repris ma phrase, avec toujours aussi peu d'assurance.

- Heu... Pardon. Moi je... je viens du Japon et je suis venu ici pour... les études. Je suis dans un Pensionnat de cette ville... Heu... Fujime. Et... toi, Aliel ? 

Le bruit devenait insupportable, lorsqu'un serveur vint couper notre conversation et nous demander ce que l'on souhaitait, je suppose, en anglais. Très grand, plus grand que moi, et pensant à peu près le triple de mon poids à vue d’œil. Perturbé par l'approche de cet homme imposant, je lui répondis en français, ne sachant de toute façon, pas bien parler anglais. Il fronça les sourcils en me répondant quelque chose d'incompréhensible pour moi. Paniqué, je devins blême, me frotta la joue gauche de ma main moite et répéta :

- Heuuu... Un Dia-bo-lo - à - la - GRE-NA-DI-NE ?

Mon dieu. En plus de ça, mon choix était facilement risible. Personne ne boit ça, hormis les enfants. Mais c'était la toute première boisson que j'avais goûté, en arrivant ici, et elle avait conquis mon cœur. De plus, j'avais besoin de sucré et de pétillant, pour me remettre de toutes ces émotions. Mais quand bien même, je n'aurais pas dû choisir cela. Pas devant une fille comme cette jolie sirène. Le serveur parut fâché et en même temps amusé par la situation qui tournait au ridicule pour moi, et s'adressa à Aliel, en anglais. Il se moquait sûrement de moi. Et Aliel allait me trouver tellement stupide qu'elle allait quitter le bar aussi vite qu'elle y était entrée, c'est sûr...



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Aliel Oxford

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Jeu 13 Juin - 20:45

La chispa de la vida.


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Fujime ? Fuijme, comme moi ? J’ai ouvert de grands yeux, quand tu me l’as dit. Alors tu étais là au moins pour l’année ? Alors je pourrais te revoir ? Je pensais qu’il y avait personne dans ce foutu pensionnat. Que je resterais éternellement seule dans les couloirs, à jouer dans ma chambre à n’importe quel jeu vidéo, à aller fumer devant la grille, face aux gens qui me dévisagent. Tu m’as retourné la question. Et c’était la première fois que quelqu’un prenait le soin de prononcer mon prénom avec autant de douceur. Tu avais peur de le casser. Je me suis avancée sur la table, ravie. J’ai croisé mes bras, appuyant mon corps sur le bord de la table. Tu avais souligné mon prénom avec une délicatesse adorable. J’étais heureuse, de savoir que tu étais à Fujime, avec moi.

« Alien ! »

Fuck. Y avait que lui pour m’appeler comme ça. J’ai discrètement souri, en me reculant. Jusque-là, tu te cachais derrière la carte, mais l’arrivée du serveur à eu l’air de te surprendre. Et de te faire un peu peur. Pauvre Hitoshi, dans quoi je t’avais embarqué ? Je me suis promis de me faire pardonner.
Pourtant, un serveur dans un bar, c’était tout ce qu’il y a de plus normal. « You’re here again ? » J’avoue, je passais ma vie ici, but whatever, il était toujours content de me voir. J’ai eu un petit rire forcé, avant de commander mon habituel draft beer. Il a répété ma commande, et s’est tourné vers toi. Et j’ai rarement autant ri.

Tu as rougi, violemment. Il t’embêtait, je savais qu’il avait parfaitement compris. Le serveur grimaça. Alors là… Tout d’un coup, tu t’es mis, je sais pas, à crier, dans les aigus, puis dans les graves, tout secoué de spasmes nerveux. J’ai dû faire un effort surhumain pour me retenir d’éclater de rire. Quelques larmes de joie perlèrent au coin de mes yeux. Et lui aussi, il a ri. Il s’est tourné vers moi, a eu quelques mots désagréables. Ses imbécillités à ton égard, je m’en tamponnais. Et j’étais ravie que tu ne les comprennes pas. Mais j’y ai coupé court, irritée. Dans ce bar, chez moi, t’étais mon petit protégé.

« Shut up boy. He’s gonna take a lemonade, with a fruit cordial, ai-je lâché d’un air nonchalant, avant de le regarder fixement. Please. »

Pas besoin qu’il reste plus longtemps. Je me suis tournée vers toi, et me suis excusée à demi-mots. Un rire m’échappa, puis un autre, et j’ai fini par pouffer de rire, en cachant ma bouche derrière ma main. Régulièrement, pour que tu ne te vexes pas, je lâchais une excuse douce et honnête. Mais c’était dur de m’arrêter. Alors, comme par réflexe, j’ai posé un instant ma main sur la tienne.

« Pardon, c’était trop drôle… »

Je me suis pas rendue compte de mon geste tout de suite. J’ai laissé mes doigts sur ta peau un long instant,  avant de les retirer, doucement, pour pas avoir l’air gênée et mal à l’aise. Mais je me suis sentie rougir. Vite, vite, changer de sujet.

« Ah c-c’est… C’est marrant, moi aussi je suis à Fujime. Mais j’étais toute seule, là-bas, l-les gens me parlent pas. Du coup c’est cool… Qu’on soit allé voir le même film nul. »

J’ai eu un petit rire nerveux, quand les boissons sont arrivées. Cool, I needed it.


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Hitoshi Saitô

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Jeu 13 Juin - 22:04

La belle Aliel parla au serveur d'un anglais comme on en entend dans les films en VO anglaise. Une fois l'homme parti, Aliel pouffa de rire, et se masqua sa bouche de sa petite main. Elle ne cessait de rire, essayant de se retenir et d'être la plus discrète possible. C'était raté. Je voyais bien qu'elle se moquait de moi. Néanmois, ce n'était pas un rire qui sonnait méchant, mais plutôt.. complice. 

« Pardon, c’était trop drôle… »

Soudain, je sentis une chaleur sur ma main droite qui trainait sur la table. Une chaleur familière, humaine. Un peu moite, mais douce. Je baissai les yeux. Stupéfaction. La main d'Aliel était posée, naturellement, sur la mienne. J'ouvris de grands yeux, et paralysé, je n'osais plus rien faire. Je relevai à peine mes yeux, pour surveiller la belle Anglaise, qui rougit puis retira sa main en douceur, comme si de rien n'était. Est-ce que c'est une habitude anglaise de toucher les mains des étrangers quand on s'excuse ? Ce fut un choc pour moi qui n'était pas tactile, et elle dut le sentir. Gênée, elle répondit enfin à ma question qui avait été presque coupée par l'arrivée du serveur :

« Ah c-c’est… C’est marrant, moi aussi je suis à Fujime. Mais j’étais toute seule, là-bas, l-les gens me parlent pas. Du coup c’est cool… Qu’on soit allé voir le même film nul. »

Comment ? Elle était donc dans le même pensionnat que moi ? Je rougis aussi vite que l'éclair en m'imaginant la croiser dans les couloirs, lui dire bonjour, passer quelques récréations avec elle, et pourquoi pas quelques repas. J'étais terriblement solitaire, mais cette fille, me troublait tellement... Je m'avouais, avec peine, que j'avais envie de partager des moments avec elle, rien qu'avec elle. J'étais envoûté. Mais la peur me torturait. Je bafouillai quelques courtes phrases en guise de réponse :

- Ah.. euh.. oui. On se croisera peut-être alors... Mais... Je suis deux classes en dessous de toi... si tu as 19 ans.
 
Je me rappelai de ses mots "toute seule... les gens me parlent pas". Impossible à croire. Elle ? Pas d'ami ? HA ! Elle se fichait bien de ma poire, c'était le stéréotype de la fille populaire à souhait. Je n'avais pas envie de me faire mener en bâteau, mais je demandai quand même :

- Tu n'as pas d'ami...là-bas ?

Les boissons arrivèrent, et vexé par ce serveur peu aimable avec moi, je ne le remercia guère. Je dirigeai mon regard vers Aliel et fixa ses beaux yeux bleux. Je sentis une chaleur monter en moi et se répandre, pour la énième fois sur mon visage. Pour faire diversion, je pris rapidement le verre qui se tenait devant moi, et bu une grande gorgée. Oups. Raté. Surpris du goût de la bière que j'étais en train de boire par erreur, je crachais quelques gouttes sur la table, en lâchant un gris rauque de surprise.

- WAH !!

Confus, je tendis la bière à la véritable destinataire, en m'excusant.

- Oh... Heu... Oh non... Je suis vraiment désolé... Je suis vraiment très stupide... je vais rentrer, si tu préfères rester tranquille. Dé... Désolé.



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Aliel Oxford

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Jeu 13 Juin - 22:07

La chispa de la vida.


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« Deux classes en dessous ? »

Waow. J’étais persuadée que tu avais mon âge. Enfin, maintenant, peut être que ça expliquait cette gêne insurmontable que tu avais envers moi. Je devais t’impressionner avec mon air de femme ! J’ai souri un peu, en haussant les épaules. Peu importe, on pourra toujours se voir, le pensionnat n’étais pas immense, et puis on pourrait se retrouver à la cantine, ou quelque chose comme ça. J’ai souri, doucement, avant de baisser les yeux. Quelle chance, de tomber sur un mec sympathique. T’étais calme, et j’aimais bien. La France, c’était un pays de râleurs, de gens qui crient, et toi, tu disais rien. Juste ce qu’il fallait.

Mon verre posé devant mon nez, ta question, toutefois, m’a surprise. J’ai rehaussé mes sourcils en te regardant, avant de hausser les épaules. Ma situation, c’était le dernier de mes soucis. Mais si ça pouvait te rassurer, autant que je te la dise.

« Non, j’ai pas d’amis. Si, le mec de la cafétéria, on se voit au moins une fois par jour, il fait des supers lattés. Mais sinon, non. Les Français m’apprécient pas trop, je sais pas pourquoi. Mes cheveux, ou mes tatouages, je sais pas. Et en général… A part toi, ils viennent pas me parler, ils me regardent de loin, et c’est tout. »

Je me suis dit que j’étais bête, parce que concrètement, c’était moi, qui étais venue te parler. Je t’avais suivi. Presque harcelé.

« Toi t’es resté, alors ça me fait plaisir. Du coup je t’ai emmené ici, parce que chez moi y avait quasiment le même ! Et ça me manque un peu, chez moi ! »

J’ai ri doucement. Je devais pas en avoir vraiment l’air, mais j’étais nerveuse. Et sûrement un peu triste. J’ai pincé mes lèvres, avant de me décider à boire une gorgée de ma bière qui… Se déroba devant ma main. J’ai pas compris de suite. Tu t’étais jeté dessus, sans te poser de questions. Et moi qui avais dû répéter ta commande au serveur ! J’ai ouvert de grands yeux, en te regardant descendre une grosse gorgée de l’alcool blond. J’ai à nouveau dû retenir mes éclats de rire, alors que tu t’agitais sur ta chaise. Ok, tu avais craché MA mousseuse, crié dans le bar, surpris plusieurs clients, mais décidément, tu étais trop drôle. J’ai éclaté de rire, finalement, en reprenant mon verre, éloignant le vice et le mal de ton corps filiforme. J’allais trouver un truc à dire, quand tu m’as coupée. J’ai cessé de rire immédiatement.

« Non je veux pas. Pardon, je suis un peu égoïste. Tu es la seule personne à qui je parle, reste avec moi. Je suis sûre que t’es loin d’être stupide. »

J’ai souri, pour te faire rester. Tu me trouvais jolie, non ? Alors tu pouvais rester, contre des sourires. J’ai bu une gorgée, à côté de la trace de tes lèvres, et j’ai poussé ton verre vers toi.

« A moins que ça te dérange de rester avec moi, et tu préfères vraiment rentrer chez toi. Dans ce cas… Je serai super triste, ai-je avoué avec un sourire amusé. On rentrera au pensionnat ensemble ! Ils font des supers burgers, ici, on peut manger là ! »


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Hitoshi Saitô

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Ven 14 Juin - 17:42

« Non je veux pas. Pardon, je suis un peu égoïste. Tu es la seule personne à qui je parle, reste avec moi. Je suis sûre que t’es loin d’être stupide. »

La jolie anglaise sorti son plus beau sourire en me regardant droit dans les yeux. J'avais chaud. Très chaud. Ironie du sort, puisqu'elle sembla le comprendre et poussa mon verre dans ma direction, tout en buvant une gorgée de sa bière fraiche. "Reste avec moi". Waouw. Qui aurait pu croire qu'un jour quelqu'un me dirait ça, et en particulier une fille aussi belle qu'elle. Il y avait anguille sous roche. C'est un canular. Un traquenar. Comment allais-je parvenir à comprendre la vérité ? Elle me coupa dans mes pensées.

« A moins que ça te dérange de rester avec moi, et tu préfères vraiment rentrer chez toi. Dans ce cas… Je serai super triste. On rentrera au pensionnat ensemble ! Ils font des supers burgers, ici, on peut manger là ! »

Super triste ? Son petit sourire narquois la trahissait. Cependant, j'avais beau la trouver malhonnête, elle insistait pour rester avec moi. Je décidai de rester.

-Non... je... d'accord euh Aliel... Je vais rester manger euh.. avec toi. 

Elle me répondit ensuite à ma question qui datait de quelques minutes maintenant. Avec une moue légèrement boudeuse elle m'avoua qu'elle n'avait pas d'ami, et que les français ne l'appréciaient pas trop, sûrement à cause de son look. Son look que j'aimais tant. Rockeuse à souhait, mais qui restait classe. Presque métalleuse, mais tout en subtilité et en élégance. Avec ses cheveux de feu, et ses tatouages sur les bras. Je jubilais. La petite copine parfaite dans mes plus beaux rêves. Ces français étaient vraiment cons, de ne pas savoir apprécier des petites perles de beauté comme Aliel. Qu'à cela ne tienne, j'allais la garder avec moi ! Je me rendis compte que je m'emballais un peu vite, moi qui était incapable de tenir une conversation correcte, et qui ressemblait à un vieil ado geek et solitaire. Hikikomori, comme on dit chez moi. Et puis... il ne fallait pas se leurrer ; si elle voulait que je reste avec elle, c'était bien parce que j'étais la seule personne qu'elle arrivait à garder. Elle ne serait pas venue spontanément vers moi, si elle avait eu pleins d'amis, c'était sûr. 
Mon visage blême affichait depuis quelques minutes une légère tristesse, et Aliel sembla le remarquer. Vite, il ne fallait pas se laisser abattre. Merde Hitoshi, de quoi tu te plains ? T'es avec une fille canon qui t'invite à boire un verre, et qui veut que tu restes avec elle ! Je fouillais alors dans mes poches, et sorti quelques pièces et un billet. J'ouvris la bouche, tremblant de peur, car c'était bel et bien la première fois que j'annoncai à une fille :

- Heuu.. allez je.. je te paye le repas.. Tu veux rester manger ici ? Tu veux quoi ? 

J'effectuai une grimace en guise de sourire, et m'efforca de rester calme. Je plissais mes petits yeux bridés, attendant sa réponse avec impatience.



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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Ven 14 Juin - 20:55

La chispa de la vida.


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Alors on mangeait ensemble ? J’ai souri, en posant mes coudes sur ma table. Il me semblait bien que tu avais admiré l’encre sous ma peau, et les quelques bijoux de cuir qui tâchaient ma peau pâle. Pourtant, je pensais pas être le genre de fille que tu fréquenterais volontiers. Personne voulait fréquenter une nana tatouée, percée, et tout ça, dans un pensionnat aussi coincé. Quand j’y pense, c’était pareil au lycée à Londres. J’avais mes amis, mes copains, et puis les autres me regardaient de travers. Perdue dans mes pensées, j’ai pincé mes lèvres, avant de reprendre une grande gorgée de ma blonde mousseuse.

Je t’ai vu t’agiter, fouiller dans tes poches, passer sur une fesse, puis sur l’autre, les pommettes toujours rouges. Pour m’inviter. Je me suis sentie fondre, un instant, alors que mes mains se dérobaient, laissant glisser mon menton. Tu m’invitais ? Tu avais pas l’air richissime, pourtant. Je t’avais emmené dans un endroit sale, avec un serveur qui avait été méchant avec toi. Ca se voyait, que tu étais mal à l’aise. Et tu m’invitais quand même ? Ma gorge s’est nouée de plaisir et d’émotion. La première personne qui voulait bien m’approcher. J’ai souri, doucement, en hochant la tête. Oui, on mangeait ici. Je savais quoi prendre. Et je me doutais bien que ça te plairait.

« Le burger bacon extra cheese. Après ça j’ai mangé pour trois jours, ai-je ri en tapotant mon ventre d’avance. Il te servent plein de frites, avec, et un peu de salade, pour faire croire qu’on mange des légumes. »

J’ai tendu la carte vers toi, à nouveau. Ils étaient tous là, les burgers différents, les oignons frits, même une espèce de fish’n’ships aménagé pour pouvoir être servi en bar. C’était pas Londres, mais ça sentait quand même la tamise.

« J’adore ce bar. Ca me rappelle quand j’étais chez moi. J’veux dire, avant de venir ici. Ca te manque jamais le Japon, toi ? »

J’ai attendu que tu choisisses, pour rappeler le serveur désagréable, et passer la commande. Is n’allaient pas tarder à arriver, mais moi, déjà, je reportais toute mon attention sur toi. Le temps que tu me répondes, et que j’entende tout sous le bruit de fond du bar, les hamburgers étaient posés devant nos nez. Alors je t’ai souri, un très large sourire joyeux, et poli, avant de croquer généreusement dans ma bouffe.

« Bon app’, Hitoshi ! »










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Hitoshi Saitô

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Sam 15 Juin - 14:39

Aliel parut flattée et esquissa un petit sourire géné, mais sans s'attarder sur un quelconque remerciement, elle me répondit :

« Le burger bacon extra cheese. Après ça j’ai mangé pour trois jours, (ria-t-elle en tapotant mon ventre d’avance). Il te servent plein de frites, avec, et un peu de salade, pour faire croire qu’on mange des légumes. »

Elle me tendit alors la carte, que je feuilletai, pendant qu'elle me posait une nouvelle question :

« J’adore ce bar. Ça me rappelle quand j’étais chez moi. J’veux dire, avant de venir ici. Ça te manque jamais le Japon, toi ? »

Je répondis aussitôt, pour faire un effort dans la conversation, et ne pas la décevoir. Cependant.. ce sujet ne me mettait pas à l'aise, et me rendait même légèrement attristé. 

- Le Japon... ça me manque parfois oui, la culture, la ville. Mais... les gens ne me manquent pas, et je suis content d'avoir pu partir et venir ici, seul. 

Ma moue triste revint, en pensant à ma dure vie japonaise. Mais... Il fallait garder espoir, et je sentais qu'une amélioration dans ma vie se profilait, ici, en France. Peut-être grâce à elle. Ce pensionnat. Cette ville calme et paisible. Peut-être aurais-je droit à un peu de bonheur, désormais. Oui, je l'espérais. J'avais fait le bon choix, et ne cesserait jamais de bénir ma mère pour m'y avoir aidé. Je repris d'ailleurs :

- Et.. ma mère me manque, aussi.

J'avais choisi le même burger que le sien, par méconnaissance en matière de ce genre de repas, et par peur de l'aventure. Celui-ci était l'un des plus classique, et me convenait donc parfaitement. Et si je mangeais régulièrement avec Aliel, qui d'après ce que j'avais compris, était une grande amatrice de burgers, j'aurai désormais l'occasion d'en goûter plusieurs. On nous apporta rapidement nos plats.

« Bon app’, Hitoshi ! »

Elle m'avait souri, du plus grand sourire possible, tout en me fixant de ses yeux pétillants et joyeux. J'étais émerveillé. Je la vis croquer à pleine dents dans son burger, sans complexe. Cette fille me plaisait de plus en plus. J'osais une question qui me tenait à cœur, mais qui paraîtrait peut-être cliché, vis-à-vis de son look :

- Eeet euh... tu... tu écoutes du Metal ?

Mon burger immense était posé devant moi, et je n'y avais toujours pas touché. J'avais l'appétit un peu bloqué par le stress que me causait cette rencontre. Des espèces de papillon dans le ventre selon l'expression, qui m'empêchait d'avoir réellement faim. Je me donnai du courage, et pris le burger qui contenait à peine dans mes mains, et croqua une grosse bouchée. Je savourai, mais reposa le monstre dans mon assiette. Ça manquait de ketchup... Je pris le tube de ketchup, l'ouvrit, et le pressa, au dessus de mon assiette. Rien ne coulait. Énervé, je le secouais vivement et ne contrôla plus vraiment mes gestes d'une rapidité telle, que le tube finit par se déboucher et une giclée de gouttes de ketchup atterrirent sur Aliel. Oh, merde... Aliel, qui, le visage paraissant ensanglanté, me fixait de ses yeux ronds. On aurait dit l'affiche de Dexter, version ado, et fille. Je portai une main devant ma bouche, choqué par ce qu'il venait de se produire. Même si je me confondais en excuse, me pardonnerai-t-elle ? Je venais, à mon tour, de lui ruiner sa chemisette bleue. Et son si joli petit minois. 

- Oh je... Oh non... Mon dieu... Je suis désolé, Aliel... Ce n'était pas... Je...

Par instinct, je mis une main sur le côté de son doux visage, comme pour la sauver de cette situation abominable. Mon pouce lui caressa sa paupière droite, la libérant d'une goutte de ketchup, qui devait lui piquer l’œil. Je regardais son joli petit nez, qui arborait un air clownesque avec cette goutte rouge à son extrémité. Et sa jolie petite bouche, qui rendait Aliel vampirique, et irrésistible. Me rendant compte que j'étais en train de toucher le visage d'Aliel, je retirai vivement ma main, et devint quasiment aussi rouge que les gouttes qui tachait son beau visage. Cette fois, c'était sûr, j'avais tout gâché.



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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Dim 16 Juin - 14:24

La chispa de la vida.


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Ton visage s’est assombri, et je m’en suis voulu d’avoir lancé le sujet. J’ai préféré me taire, et ne pas aborder le sujet de ta mère. On aurait bien le temps de partager nos secrets, si toutefois on devenait vraiment amis. Ou plus. J’ai fouillé dans mon burger pour en retirer les oignons, avant de boire un coup de bière. Ta moue triste ne s’effaçait pas, restait collée à tes lèvres, un peu sèches. J’ai hésité à m’excuser. La prochaine fois, on irait manger des sushis. Enfin, j’allais pas être triste non plus ! J’ai retrouvé mon sourire, pour te rendre le tien. Enfin, ton sourire était rare, mais j’allais bien finir par le voir ! Je suis retournée à mon burger, avec gourmandise, croquant dedans avec joie, et ignorant la sauce grasse qui coulait sur mon assiette. Je me permettais de manger, avant de te répondre sur mes goûts musicaux.

 
Malgré tout, je n’ai pas pu ignorer les quelques gouttes fraîches tombées sur mon visage, qui m’ont fait sursauter. Mes yeux grands ouvert se sont posés sur toi, blême et déconfit. Mais qu’est-ce que tu avais encore fait ? Et qu’est-ce que tu faisais ? Je me suis sentie un peu irritée, jusqu’à ce que tu fondes en excuses. J’ai cru que tu allais pleurer. J’ai jeté un coup d’œil à ma chemise, tâchée à quelques endroits. Ça partirait, il suffirait d’une machine à la buanderie de l’internat pour que la tâche disparaisse. Mais bon il valait mieux essuyer tout de suite. J’ai tendu ma main vers ma serviette mais… Mais j’ai été coupée dans mon élan. Ta main fraiche venait de se poser sur ma joue. Le bout de ton pouce chaud passait sur ma paupière close. Je n’osais plus te regarder. C’était idiot, mais il me semblait que l’aiguille de ma montre venait de s’arrêter, repartait doucement en arrière. Mon cœur hurlait dans ma poitrine, sûrement le stress. Pourquoi tu me touchais ? Je ne t’avais jamais dit que tu pouvais me toucher ! On ne caresse pas les gens comme ça, sans prévenir. Non, ne retire pas ta main. Maintenant que c’est fait, reste là.
 
T’es parti. Oh, pas loin, tu as juste ramené ta main. Tremblante, j’ai pris ma serviette pour essuyer ma chemise. Que devais-je dire ? Devais-je faire une blague, et nous détendre ? Mais j’étais trop perdue, pour ça. Devais-je te dire que c’était pas grave ? C’était pas grave. Je t’en voulais pas. Mais aucun son ne sortit de ma bouche. J’ai essuyé le reste de mon visage, plus rouge que le ketchup, avant de bafouiller quelques mots maladroits :
 
« Je… J’écoute plein de choses et… Un peu de métal, oui, m-mais des groupes que les gens ne connaissent pas… Du tout. S-Si tu veux, on écoutera ça, tous les deux… Si tu écoutes… »
 
Nouveau sourire. Honnête. Rassuré. J’avais plutôt bien rattrapé la situation. Normalement, toi aussi, tu devais être détendu, et être persuadé que je t’en voulais pas. Je t’en voulais pas. Tu étais maladroit, et sûrement ultra nerveux. Ca passerait, de toute façon, si on passait du temps ensemble. J’ai essuyé mes mains, et j’ai ri un peu, avant de manger une frite.
 

« Et toi ? Tu en écoutes ? Je sais même pas ce que tu aimes faire de tes journées. Dis moi tout ! »









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Hitoshi Saitô

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Dim 16 Juin - 22:00

Je regardais le visage d’Aliel, confus. J’attendais qu’elle s’énerve, quitte le bar, ou se moque de moi. Au lieu de ça, elle bredouilla quelques mots hésitants.

« Je… J’écoute plein de choses et… Un peu de métal, oui, m-mais des groupes que les gens ne connaissent pas… Du tout. S-Si tu veux, on écoutera ça, tous les deux… Si tu écoutes… »

Je la fixais avec de grands yeux. Cette fille était incroyable. J’hochai la tête timidement. L’indicent m’avait causé un cas de conscience et je m’en voulais terriblement. Pauvre Aliel, qui me répondait, sans même parler de ce qu’il venait de se passer. Même pas une remarque, ni une blague. Rien. Qu’est-ce que ça voulait dire ? A croire que j’avais rêvé ces quelques secondes… Mais c’était pourtant bien réel, à la vue des taches parsemées sur la chemisette de la jeune fille. Elle essuya ses mains, et laissa échapper un petit rire, si attendrissant. Elle paraissait toujours autant d'humeur joyeuse, et je l'admirais, bluffé par son courage de rester en ma compagnie, et de garder son calme. Elle prit une frite, et croqua dedans, avant de me demander :

« Et toi ? Tu en écoutes ? Je sais même pas ce que tu aimes faire de tes journées. Dis moi tout ! »

Pourquoi me demandais-t-elle ça ? Je pensais à ma vie morose et osait à peine répondre. Cependant, je répondis aussitôt, pour me faire pardonner et tâcha d'être honnête :

- Oui, j’écoute du metal. J’aime bien euh.. la musique brutale, c’est…c’est important pour moi. Et euh… je fais rien de mes journées, je suis un peu un hi.. fin je… je geeke et je reste tout seul, ou bien je dessine.. Hum.. Je suis très solitaire.

Après tout, elle devait se douter, à la vue de mon attitude, que je n'étais pas très habitué et à l'aise en public, ou en compagnie de gente féminine. J’engloutissais mon burger en silence, attendant sa réponse qui tardait à venir. Fais un effort Hito… Je repris, en rougissant à l’idée de mettre en action ce que j’allais évoquer.

- Si… si tu veux oui, on pourra écouter de la musique euh.. ensemble.

Je me retournai pour cacher mon visage rougit par la gêne, et fit mine de regarder dehors. La nuit était tombée et je ne voyais donc pas grand chose par la fenêtre poussiéreuse. Je pris une frite, et la laissa tomber, ouvrant de grands yeux. Je venais de réaliser quelque chose de terrible.


-  Oh non, merde… il est quelle heure ? On doit être rentré pour 21 heures et….

Je regardai ma montre. 21h12. Il nous fallait une bonne vingtaine de minutes pour rentrer au pensionnat à pied. Nous étions dans une sale situation. Ce genre de situation me faisait perdre la tête, et me causait parfois de violentes crises d’angoisses. Paniqué, je pris une poignée de frites, et enfourna le tout dans ma bouche. Je tirai un billet de la poche de mon jean serré, et le jeta sur la table. La bouche pleine, je criai presque, péniblement :

- Viens Aliel, je… je leur laisse la monnaie, on doit partir, on va se faire…engueuler…oh là là… Vite !

J’étais blême de panique et me tenais la tête, respirant difficilement. Je me dirigeai vers la porte presque en courant, et sorti brusquement au grand air, afin de me calmer et posa une main sur mon torse. J’avais mal au cœur, aux poumons, et me sentais terriblement en faute.



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Aliel Oxford

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Mar 18 Juin - 20:07

La chispa de la vida.


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« Tu geek ? »

Tu gagnais en intérêt, à chaque instant. J’écoutais, à dire vrai, pas beaucoup de métal, et en tout cas, rien de très violent. Mais si tu ne faisais rien de particulier, que tu dessinais, et que tu maîtrisais un ordinateur et quelques consoles, pour moi, tu étais parfait. J’ai relevé mes yeux, pour te regarder rougir à nouveau. Tu étais mignon, finalement, avec tes yeux en amandes, qui se fixaient maladroitement sur mon visage, avant de s’enfuir. Tu étais gentil, aussi. Et seul. Je me sentais, quelque part, proche de toi. Même si on était forcément différent, on avait des tas de points communs. De profil, ton nez n’était pas droit, et tes joues un peu creuses. Ca avait un certain charme. J’ai posé mon hamburger, dont je ne voulais plus, avant d’essuyer mes doigts gras.

« Peut être qu’on pourrait… »

Il m’a semblé que tu t’étouffais. Tu t’es agité d’un coup, en hurlant. Quelle heure ? J’ai haussé un sourcil, curieuse avant de jeter un coup d’œil à ma montre. Le couvre-feu ? Ah oui. C’est vrai. J’avais oublié ça. J’ai pris une longue inspiration, avant de prendre une dernière frite. Décidément, on était pas sorti du sable. Tu as laissé la monnaie, moi j’ai simplement jeté mon sac sur mes épaules.

« Bye guys. »

Alors on est sortis. Tu semblais paniqué, secoué de tremblements nerveux et effrayés. Qu’est-ce qui pouvait nous arriver ? J’ai tiré mon paquet de cigarettes de mon sac, pour m’en griller une, tranquillement.

« Il est 21h13, Hitoshi. Les grilles sont déjà fermées. Pas la peine de courir, on nous ouvrira pas. Tu veux une cigarette ? »

J’ai allumé la mienne, avant de laisser une épaisse fumée âpre disparaître dans la nuit tombée. Il allait faire beau, je pense. On voyait plein d’étoiles. Et donc, les murs de l’internat seraient secs. Je pouvais mettre en place mon plan habituel. Le couvre-feu, ça me connaissait pas. Je le dépassais toujours, pour des raisons plus ou moins valables. Alors je comprenais pas trop ton état de panique.

« Mais t’inquiète, y a un petit mur abîmé, on peut passer par là. Je l’ai déjà fait, y a aucun problème. Après on aura qu’à rentrer chez nous ! »










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Hitoshi Saitô

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MessageSujet: Re: La chispa de la vida. [suite]   Mer 19 Juin - 17:12


« Il est 21h13, Hitoshi. Les grilles sont déjà fermées. Pas la peine de courir, on nous ouvrira pas. Tu veux une cigarette ? »


Mal à point et agacé, je répondis d’un ton légèrement sec, complètement essoufflé.

- Aliel… Je… Je suis mal là. Bien sûr que non, j’en veux pas… Punaise… comment on va faire pour rentrer ?

L’agacement m’avait emporté, et, mes sourcils froncés voulaient tout dire. J’étais fâché. Contre la situation, contre moi-même, et même un peu contre Aliel qui ne semblait pas prendre ma crise de panique au sérieux. Néanmoins, avec l’habitude et la fréquence régulière de ce genre de crises, je savais ce qui allait m’aider. Je fis le vide autour de moi et ne pensa plus à rien pendant quelques secondes, fermant les yeux, et respirant lentement.  Ainsi, je me calmai vite et retrouvai rapidement mes esprits. Aliel me fixait, en soufflant sa fumée blanchâtre qui venait se placer comme un cocon autour d’elle. Elle semblait sortit d’un brouillard, telle un apparition angélique, presque mystique. Quelle belle jeune fille… Elle tenta de me rassurer.

« Mais t’inquiète, y a un petit mur abîmé, on peut passer par là. Je l’ai déjà fait, y a aucun problème. Après on aura qu’à rentrer chez nous ! »

Elle l’avait déjà fait ? Le genre de fille assurément rebelle donc. Elle avait tout d’un cliché d’adolescente un peu hipster, rock n’roll, un peu excentrique, légèrement m’as-tu-vu, mais néanmoins sympathique. Pour moi qui sortais à peine, c’était le comble d’être en retard pour rentrer dans ma chambre ! Enfin bon… Je partageais cette aventure avec ma nouvelle connaissance, tellement charmante ; de quoi pouvais-je me plaindre ! Un peu d’adrénaline ne me ferait pas de mal, dans cette vie si monotone. Je me frottais la joue gauche, et mes quelques rares poils qui y poussaient me picotaient légèrement la paume de la main.

- D’accord.. Euh… excuse-moi de m’être emporté…

Je me mis en marche, lentement, aux côtés de la belle Aliel. J’avais jeté un petit froid et elle restait silencieuse. Je repensais à ma journée, finalement content de tout ce qui m’était arrivé, depuis la fin du film au cinéma. Je n’étais pas capable de dormir après une journée si intense en émotions pour moi. Pour détendre l’atmosphère, je partageai mes pensées, d’un ton le plus détendu possible.

- Pfff je vais avoir du mal à m’endormir ce soir. Je… Je pense que je vais jouer à la ps3 pendant un moment. Et toi ?

Je fis une moue hésitante. Mes paroles et questions n’étaient vraiment pas intéressantes… A un rythme de marche moyen, nous arrivions vite devant le pensionnat. Les projecteurs extérieurs étaient allumés. Je fis signe à Aliel de se baisser, et nous avancèrent lentement jusqu’à la murette. Pas très haute certes, mais qui restait un mur abrupt à escalader. Je tournai la tête vers Aliel. Cette si petite jeune fille était capable d’escalader ça ?! J’en doutais fortement. Je la regardais, hésitant à lui demander, par peur de la vexer. Je me frottai les cheveux, comme souvent, pour détourner son attention et ne pas lui montrer que j’étais en pleine réflexion la concernant. Cependant, elle ne devait pas être dupe et me fixait intensément. Je décidai de me lancer.

- Mais euh… Hum… Tu arrives à escalader ce mur ? Je… Fin… Tu as besoin de mon aide ?



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